Un message imite un organisme que vous connaissez pour vous faire saisir vos identifiants ou vos coordonnées bancaires. C’est l’arnaque la plus répandue, et celle dont toutes les autres s’inspirent.
Ce qui doit alerter
- L’adresse de l’expéditeur ne correspond pas à l’organisme annoncé.
- Le lien mène à un site qui n’est pas celui de l’organisme.
- Le message crée une urgence : compte bloqué, délai de 24 heures.
- On vous demande de « confirmer » des informations que l’organisme connaît déjà.
- L’interpellation est impersonnelle : « Cher client », « Madame, Monsieur ».
Les bons réflexes
- Ne cliquez pas. Ouvrez le site officiel en tapant vous-même son adresse, ou passez par son application.
- Sur un e-mail, affichez l’adresse complète de l’expéditeur : le nom affiché ne prouve rien.
- Regardez la partie située juste avant le premier « / » d’un lien : c’est le site réel.
- En cas de doute, appelez l’organisme au numéro figurant sur votre contrat ou au dos de votre carte.
« Votre espace client doit être mis à jour. Connectez-vous ici : laposte.fr.securite-client.exemple ». Le site réel est « securite-client.exemple », pas « laposte.fr » : ce qui compte, c’est ce qui précède le premier « / », lu de droite à gauche.
Trois variantes qui circulent en ce moment
La carte Vitale à renouveler. L’Assurance Maladie réclamerait une mise à jour de vos informations ou le renouvellement d’une carte expirée. Une carte Vitale n’expire pas, et son renouvellement n’est jamais payant. Le lien mène à un site qui imite « ameli » sans lui appartenir. Ce qui est visé : votre numéro de sécurité sociale, votre RIB, une pièce d’identité.
Les droits à la formation. Vos droits CPF expireraient sous quelques jours. Ils n’expirent pas, ne se convertissent pas en argent, et le démarchage téléphonique pour le CPF est interdit depuis 2022.
L’amende à régler. Un avis de contravention, souvent majorée, serait à payer immédiatement. Le paiement d’une amende passe par le site officiel de l’ANTAI, jamais par un lien reçu par message. Un avis réel comporte un numéro de télépaiement que vous saisissez vous-même.
Comment ScamRadar le repère
Le moteur compare le nom affiché de l’expéditeur avec son adresse réelle, et cherche la marque annoncée dans l’adresse du lien. Il connaît 190 sites de référence — administrations, transporteurs, banques, opérateurs, grandes plateformes — et repère une imitation, une faute de frappe volontaire ou une adresse rallongée pour masquer sa vraie fin. Un lien qui imite une marque et annonce une page de connexion est signalé en risque élevé depuis la version 1.1.0.
Un message vous fait douter ?
Collez-le dans ScamRadar : il l’examine sur votre téléphone, sans rien envoyer.