Une alerte annonce que votre appareil est infecté et vous pousse à installer un outil qui donne son contrôle à distance. Aucun système d’exploitation ne détecte un virus par une page web ni par SMS, et aucun éditeur ne vous appelle spontanément.
Ce qui doit alerter
- Une page ou un message annonce une infection : aucun appareil ne signale cela ainsi.
- On vous demande d’installer AnyDesk, TeamViewer ou un équivalent.
- On vous demande de partager votre écran ou un code de connexion.
- Un numéro à rappeler est fourni, souvent surtaxé.
Les bons réflexes
- N’installez rien et ne rappelez pas le numéro.
- Si un outil est déjà installé, désinstallez-le et coupez la connexion Internet.
- Retirez les droits d’accessibilité accordés : ils permettent de voir et de contrôler votre écran.
- Changez vos mots de passe depuis un autre appareil.
Ce que l’escroc obtient réellement
Les outils de prise en main à distance sont des logiciels légitimes, utilisés par de vrais services informatiques. C’est ce qui rend l’arnaque efficace : l’installation ne déclenche aucune alerte. Une fois connecté, l’escroc voit votre écran, ouvre votre application bancaire, et peut vous demander de vous y connecter « pour vérifier qu’aucun paiement frauduleux n’est passé ». Il ne lui reste qu’à valider un virement pendant que vous regardez ailleurs — ou à vous faire lire le code de confirmation.
Sur Android, la demande d’activer un « service d’accessibilité » pour l’outil installé est le signal le plus grave : ce droit permet de lire tout ce qui s’affiche et de cliquer à votre place.
Une variante par téléphone
Un appel se présente comme le support d’un grand éditeur, d’un opérateur ou d’un fabricant, et annonce une anomalie sur votre ligne ou votre ordinateur. Le scénario est le même, sans page web : la seule question à se poser est qui a appelé qui. Aucun support ne vous contacte spontanément.
Comment ScamRadar le repère
Le moteur reconnaît le scénario de faux support — infection annoncée, assistance immédiate, outil de prise en main — et le combine avec un numéro surtaxé ou une demande de rappel. « Faux support associé à une prise de contrôle à distance » est l’une des combinaisons aggravantes nommées dans l’explication du score.
Un message vous fait douter ?
Collez-le dans ScamRadar : il l’examine sur votre téléphone, sans rien envoyer.