Sous le capot : pourquoi ScamRadar n’ouvre jamais un lien et n’envoie rien

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Quand on soumet un message suspect à une application, on lui confie souvent bien plus qu’un SMS d’escroc : son nom, un numéro de commande, une adresse, parfois un extrait de conversation. ScamRadar a été conçu pour que rien de tout cela ne quitte le téléphone. Ce n’est pas une commodité, c’est le choix structurant du produit.

Un moteur de règles, pas une intelligence artificielle distante

Le moteur de détection est déterministe et explicable. Il applique 103 règles nommées — vocabulaire d’urgence, demande de code, structure d’un lien, cohérence entre le nom affiché d’un expéditeur et son adresse, tranches de numéros surtaxés — et chaque point du score se rattache à l’une d’elles. Pas de modèle statistique opaque, pas d’appel à un service d’intelligence artificielle. Le même message donne toujours le même score, et l’application peut vous dire pourquoi.

La contrepartie est assumée : un moteur local, qui ne dispose que du texte, n’aura jamais la vision d’un filtre opéré à l’échelle d’une messagerie. Sur un corpus réel de 152 messages frauduleux, 78,9 % atteignent le niveau « élevé » ou « critique ». C’est une mesure sur un corpus donné, pas une promesse.

Le lien, examiné comme un texte

ScamRadar n’ouvre jamais l’adresse soumise, ne télécharge aucune page et ne suit aucune redirection. Il lit l’adresse comme une suite de caractères : où est le vrai nom du site, ressemble-t-il à une marque connue à une lettre près, passe-t-il par un raccourcisseur, est-il rallongé pour masquer sa fin. Ouvrir un lien piégé « pour voir » peut suffire à confirmer à l’escroc que votre numéro est actif, ou à déclencher un téléchargement. Rien de cela n’est possible ici.

La lecture d’image, sur l’appareil

Pour une capture d’écran ou une photo, le texte est extrait par un modèle de reconnaissance embarqué dans l’application. L’image ne part nulle part, n’est pas conservée, et vous pouvez corriger le texte reconnu avant l’analyse.

Un historique qui ne garde que l’essentiel

L’historique reste local et n’enregistre qu’un aperçu masqué : numéros de carte, IBAN, adresses e-mail, numéros de téléphone et codes sont remplacés par des astérisques avant écriture. Les sauvegardes Android et le transfert d’appareil à appareil sont explicitement désactivés pour les données de l’application.

Ce que cela implique

  • Aucun compte, aucune inscription : il n’y a rien à créer, donc rien à fuiter.
  • Aucune publicité, aucun traceur, aucun outil de mesure d’audience.
  • Une seule permission sensible, la caméra, demandée au moment du scan.
  • Aucune lecture automatique des SMS ou des e-mails, aucune surveillance en arrière-plan.

Une application de sécurité qui promet la certitude apprend surtout à ses utilisateurs à lui faire aveuglément confiance — exactement le réflexe que les escrocs exploitent. ScamRadar explique ; l’objectif est que vous finissiez par reconnaître ces messages sans lui.

Un message vous fait douter ?

Collez-le dans ScamRadar : il l’examine sur votre téléphone, sans rien envoyer.

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